Accueil » Projets » Prise en charge des PVVIH et OEV dans la ville d’Aného et environs
En bref :

Améliorer la qualité de vie d’au moins 700 PVVIH et 350 OEV

Bénéficiaires :PVVIH et OEV suivis à Aného
Localités cibles :Aného et ses environs
Montant :10 077 419
Fiancement :Solidarité Sida

Contexte général du projet

Le Togo présente une épidémie de type généralisé avec une prévalence estimée à 2,5 % dans la population générale en 2013-2014. Cette prévalence du VIH est deux fois plus élevée chez la femme (3.1%) que chez l’homme (1.7%)[1]. La tranche d’âge des 15-49 ans considérée comme sexuellement active, est la plus touchée par l’épidémie.

Le profil épidémiologique spatial du VIH au Togo est marqué par des disparités au niveau des régions et au niveau des milieux de résidence. En effet l’épidémie du VIH est deux fois plus élevée en milieu urbain (3.5%) qu’en milieu rural (1.5%) En milieu urbain la prévalence du VIH chez la femme est deux fois plus élevée chez l’homme (4.7% vs 2.2%) ; par contre en milieu rural on a presque le même taux de prévalence chez la femme (1.7%) et chez l’homme (1.4%)[2].

La surveillance de l’infection à VIH chez la femme enceinte vue en consultation prénatale repose sur un protocole standard élaboré par l’OMS depuis 2000. La prévalence du VIH chez ces femmes est estimée 3,3% en 2014.

Selon la même source, en 2014, 97265 cas d’IST au total (dont 67,5% chez les patients de sexe féminin et 32,5% chez ceux de sexe masculin) ont été diagnostiqués et traitées dans les structures de soins au Togo. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 30 ans et plus (33,6%) suivie de celle de 25 à 29 ans (29,0%) puis de 20 à 24 ans (25,6%). La fréquence des différents syndromes varie selon les cibles. Toujours en 2014 on note d’une manière générale que les écoulements vaginaux constituent le syndrome le plus notifié soit 57,51%, suivi des douleurs abdominales basses (19,12%) en régression par rapport à 2013 (22,97 %), de l’écoulement urétral (16,57%) et de l’ulcération génitale (5,23%).

La prévalence de l’hépatite B (VHB) est de 3,92 % contre 2,27 % pour l’hépatite C (VHC). On note une baisse régulière de la prévalence du VIH, du VHB et du VHC chez les donneurs de sang dans la zone couverte par le CNTS de Lomé depuis 2006. Enfin pour le nombre de PVVIH éligibles aux ARV ayant bénéficié d’un dépistage actif de l’hépatite B et C on enregistre un très faible taux de réalisation de 1,02% car seulement 36 personnes ont bénéficié de ce service sur les 3 544 prévues.

Objectif global

Contribuer à l’amélioration de la qualité de vie d’au moins 700 PVVIH et 350 OEV dans la ville d’Aného et de ses environs.

Principales activités

  • Réaliser le conseil psychosocial à 700 PVVIH et à 350 OEV,
  • Effectuer 300 visites à domicile et à l’hôpital (VAD/VAH) auprès des PVVIH et OEV,
  • Organiser 12 groupes de parole pour les PVVIH et OEV,
  • Réaliser 300 séances d’éducation thérapeutique individuelle et 12 séances d’éducation thérapeutique de groupe,
  • Organiser une formation des familles au profit de 25 PVVIH,
  • Apporter un appui social à 150 PVVIH,
  • Assurer l’éducation en matière du genre, de la santé sexuelle et de la reproduction à l’endroit de 30 couples séropositifs,
  • Faire 400 consultations et 200 soins médicaux au centre associatif

Principaux résultats obtenus en depuis

Depuis le début de la mise en œuvre de ce projet, les évolutions positives suivantes ont été observées :

  • Les discussions au cours des groupes de parole avec les enfants suscitent en eux une prise de conscience, un changement de comportement et une bonne adhérence au traitement.
  • L’amélioration de la santé physique et psychologique des enfants surtout ceux qui sont infectés.
  • L’acceptation du statut sérologique et la vie positive avec le VIH de la part des PVVIH
  • La formation et le renforcement des couples séro-discordants
  • Partage du statut avec les partenaires sexuels ou avec les proches
  • Meilleure information des PVVIH sur le traitement ARV. Ce qui optimise leur adhérence
  • Plus grande implication des familles dans la prise en charge de leur parent infecté
  • Diminution des cas d’hospitalisation chez les PVVIH qui sont régulièrement suivies.

[1] EDST-III, 2013-2014

[2] EDST-III, 2013-2014